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Qui suis-je en tant que femme " féminine " ?
Dans le travail que font les femmes sur elles-mêmes, dans mes stages, je suis toujours fascinée par le trouble quelles ressentent en réalisant à quel point elles ont délaissé leur féminin. Ce trouble saccompagne souvent dune grande tristesse.
Qui suis-je dans mon essence féminine ? Quelles sont mes envies, mes aspirations profondes ? Comment est-ce que je nourris mon besoin dintimité vraie? Quelle place est-ce que je donne à mes ressentis ? A quel point suis-je prête à lâcher-prise et à accueillir ?
Les réponse sont si évasives quelles nous placent face à un gouffre de désarroi.
Risquer linconnu : le voyage qui mène de limitation à lessence féminine
Les " leçons de féminin " que nous avons reçues se limitent généralement à des représentations glanées dans les médias ou dans les yeux et les fantasmes des hommes. Mais très souvent, il ne sagit-là que didées et de repères extérieurs et nous tendons à devenir des imitations. Alors où donc chercher ?
Laisser émerger notre essence féminine implique un risque : le risque de rencontrer la vulnérabilité, de faire face à la peur de linconnu (que se passera-t-il si je lâche le contrôle ?), à la peur de blessures qui pourraient resurgir. Mais cest une couche quil est nécessaire de traverser, dans un contexte approprié, pour retrouver la source. Quel délice alors de laisser émerger du fond de soi ce qui " est ", sans fard et sans concession. ! Cette démarche est la porte de notre vraie féminité, notre sensualité, notre plénitude, notre spontanéité ; elle ouvre à lintimité vraie avec soi et avec lautre.
Lhomme intérieur est le garant dun espace sécurisant où le féminin sépanouit en confiance.
Si une femme peut compter sur sa capacité de se lever, dentreprendre, dagir, de saffirmer et de décider lorsque cest le moment, alors elle pourra aussi se faire confiance pour lâcher-prise, souvrir et recevoir, se fondre dans le " sans limite " du féminin. Car son " homme intérieur " veille sur elle.
Dans les stages que janime, je rencontre des femmes qui ont vécu fortement leur part masculine au point den être dominées. Jobserve que dans leur quête de lessence féminine, elles tendent alors à vouloir rejeter totalement ce masculin. Mais elles se coupent alors des qualités positives daffirmation, protection, solidité et direction. Souvrir totalement au féminin sans avoir une part masculine qui veille peut être dangereux. Nous pourrions nous y noyer ! (hyperémotivité, ouverture sans discernement menant à des blessures inutiles
)
Aménager dans sa vie des espaces de féminin
Les femmes épanouissent leur masculin dans leur profession, dans les responsabilités familiales ou dans certaines activités de loisirs. A côté de cela, il est nécessaire quelles saccordent des moments de ressourcement où elles se laissent couler dans le moment présent ; des temps où elles sentent et écoutent leur corps, expriment leur sentiments, nourrissent leur besoin dintimité. Cest de là que leur essence féminine peut réellement émerger et rayonner.
Lorsquune femme ne vit que son masculin, sans soigner son féminin, elle risque de devenir dominatrice, castratrice, jugeante, ou critique envers son entourage et envers elle-même.
Tout est question déquilibre : des moments de pur masculin, des moments de pur féminin, et la souplesse de passer de lun à lautre sans jugement !
Les cercles de femmes :
Cest entre femmes que lon peut le plus facilement créer lespace de confiance et de soutien nécessaires pour pénétrer les méandres du féminin oublié. Cest lune de lautre que lon peut réapprendre et redécouvrir ces espaces où lon laisse émerger les choses plutôt que de les forcer. Cest le lieu où lon goûte à ce qui jaillit : larmes, rires, doutes, jeu,
Il ny a plus nulle part où aller, ni aucun but à atteindre
juste être avec ce qui est.
Cest entre femmes que nous pouvons le mieux accueillir et soigner les blessures liées au déni du féminin par le masculin, car nous partageons les mêmes difficultés, les mêmes besoins et perceptions. Et nous sommes capables dempathie et découte.
Attendre cela des hommes uniquement nous mènerait à plus de frustration, de ressentiment et damertume ; alors quun travail de guérison entre nous permet de développer des relations plus saines avec eux.
Et les hommes dans tout ça ?
Dans les stages, lorsque les femmes se retrouvent seules entre elles, certaines en sont effrayées ou dérangées, dautres se sentent soulagées et dautres encore sont pleines de curiosité. Mais toujours, après un temps de retrouvailles, lalchimie féminine se produit
Et le plaisir de retrouver ensuite les hommes nen est que plus délicieux !
Oui, les femmes se réveillent, elles séveillent, et
.. sémerveillent
. !
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